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Le G8
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  Interface Questions sur le G8

Qui a créé le G8 et quand ?

En 1975, le Président français Valéry Giscard d'Estaing invitait les dirigeants de l'Allemagne, des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni ainsi que de l'Italie à une réunion au château de Rambouillet, près de Paris. Dans l'esprit du Président français, il s'agissait d'une rencontre en tout petit comité dont l'objectif était de pouvoir discuter de manière informelle des questions économiques internationales du moment, dominées par la crise pétrolière. Les dirigeants décidèrent de rendre l'événement annuel, en invitant, dès 1976, le Canada, pour former le G7. La Russie a joint officiellement le groupe, devenu G8, lors du Sommet de Birmingham en 1998.


Quelle est la composition du G8 ? Pourquoi 8 et pas plus/pas moins ?

Les pays membres du G8 sont l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie. L'Union européenne participe également au Sommet et est représentée par le dirigeant du pays assurant la présidence du Conseil européen et le Président de la Commission européenne.

L'ouverture du G8 à d'autres pays de façon permanente n'est pas à l'ordre du jour. En revanche, les membres du G8 ont depuis 1996 renforcé leur dialogue avec des pays, groupes de pays ou institutions extérieurs à leur groupe, et d'abord avec les pays du Sud, émergents et moins avancés. Des États sont régulièrement invités à participer aux travaux; ainsi, les pays africains initiateurs du NEPAD assistaient au Sommet de Kananaskis.
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A quoi sert le G8 ? Que traite-t-il ? Quelles décisions importantes a-t-il prises ?

Si l'on prete parfois au G8 une omnipotence fictive, il arrive qu'on lui reproche aussi, en sens inverse, une certaine inutilité, le G8 ne disposant pas de capacités décisionnelles étendues. Son rôle est toutefois réel et important, parce qu'il a une forte capacité de concertation et d'impulsion, particulièrement en matière économique, et qu'une bonne entente entre les membres du G8 est indispensable au bon fonctionnement des grandes organisations internationales.

Parmi les initiatives récemment prises par le G8 on peut mentionner :

- l'initiative sur la dette des "pays pauvres très endettés" (PPTE). L'initiative PPTE a été lancée au Sommet du G7 de Lyon en 1996. L'objectif était de rétablir la solvabilité des pays bénéficiaires en annulant une part de leur dette extérieure y compris pour la première fois celle détenue par les créanciers multilatéraux. L'initiative PPTE a été renforcée en juin 1999 à l'occasion du Sommet de Cologne afin de la rendre plus rapide dans son exécution, plus large quant au nombre de pays concernés et plus généreuse dans le montant des créances annulées. Elle devrait diminuer de plus de 37 milliards de dollars le service de la dette de 38 pays pauvres très endettés.
- l'adoption d'une "charte de la société mondiale de l'information" au sommet d'Okinawa (2000) qui définit le cadre dans lequel la société de l'information doit évoluer, reconnaît la nécessité d'une corégulation entre le secteur public et le secteur privé, de la préservation de la cohésion sociale et de la diversité culturelle, et de la lutte contre la cybercriminalité. Elle propose aussi des mesures pour combler le fossé numérique entre pays du Nord et du Sud.
- la création du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, annoncé au sommet de Genes en 2001 avec le secrétaire général des Nations Unies, doté initialement de 1,3 milliards de dollars, et qui faisait suite aux impulsions données lors du sommet d'Okinawa en 2000.
- la lutte contre le terrorisme et la mise en place du "Partenariat mondial contre la diffusion d'armes et de matières de destruction massive contre le terrorisme", lors du sommet de Kananaskis,
- l'adoption, à Kananaskis également, du plan d'action du G8 pour l'Afrique, destiné à appuyer le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique. Ce plan lancé par des chefs d'Etat africains lance les bases d'un développement de l'Afrique fondé notamment sur la bonne gouvernance, la revue par les pairs, et un nouveau partenariat avec les pays du Nord.

Le champ de compétences du G8, à l'origine ciblé sur les questions économiques, monétaires et financières s'est élargi aux questions liées à la mondialisation. Ainsi, le dernier sommet de Kananaskisa traité de la lutte contre le terrorisme, de l'aide au développement (plan d'action pour l'Afrique en réponse au NEPAD, initiative PPTE), de la croissance économique et du développement durable, et de l'examen de certaines questions régionales (situation au Moyen-Orient, Afghanistan, relations entre l'Inde et le Pakistan).


Comment fonctionne le G8 ?

Le G8 n'est ni une institution, ni une organisation internationale. Il n'a pas de personnalité juridique. Il n'a pas de secrétariat permanent. Il ne prend aucune mesure à caractère obligatoire. Il ne concurrence donc en rien l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation mondiale du commerce ou les institutions financières internationales. Il s'apparente plutôt à un club de grands pays industrialisés, qui se consultent et se réunissent à intervalle régulier pour renforcer leur entente et harmoniser leurs vues sur les grandes questions économiques et politiques internationales. Les communiqués qui sont publiés à l'issue des réunions ministérielles et du sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement traduisent cette solidarité et peuvent comporter des engagements politiques ou financiers des membres du G8.

Le G8 est présidé, à tour de rôle, par chacun des pays membres du 1er janvier au 31 décembre d'une année donnée. Le pays qui assure la présidence propose l'ordre du jour et le lieu du sommet et organise les réunions préparatoires.

Le sommet annuel du G8 des chefs d'Etat et de gouvernement est préparé par une série de réunions des représentants personnels des chefs d'Etat et de gouvernement du G8, appelés communément "sherpas" (généralement trois rencontres avant le sommet et une après). Des réunions des "sous-sherpas" affaires étrangères et finances (deux ou trois rencontres en général avant le sommet et une après) complètent et facilitent le travail des sherpas. Les directeurs politiques des Ministères des Affaires étrangères tiennent également des réunions régulières.
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Quelle est la langue de travail du G8 ?

Il n'y a pas de langue officielle du G8 à proprement parler car le G8 est une procédure de consultation et non une organisation internationale.Les chefs d'Etat et de gouvernement s'expriment dans leurs langues lors du sommet annuel du G8. Les réunions au niveau des ministres sont traduites en plusieurs langues, une traduction étant assurée vers le français, l'anglais, et souvent l'allemand. Les communiqués des sommets sont traduits en français et anglais, la langue de travail préparatoire étant l'anglais.


Qui préside le G8 et pendant combien de temps ? Que fait la présidence ?

Le G8 est présidé, à tour de rôle, par chacun des pays membres. Ainsi, après la présidence canadienne en 2002 et la présidence française en 2003, les présidences seront américaine (2004), britannique (2005), russe (2006 - décision prise au Sommet de Kananaskis), allemande (2007), japonaise (2008), italienne (2009), et à nouveau canadienne (2010).

Le pays qui assume la présidence - du 1er janvier au 31 décembre d'une année donnée – propose l'ordre du jour et le lieu du sommet et organise les réunions préparatoires. La présidence accueille le sommet, et pendant l'année, assume le rôle de porte-parole du G8. La présidence est aussi chargée de dialoguer avec les pays non membres du G8, les institutions et organisations internationales et la société civile (ONG, syndicats, entreprises).


Comment la France prépare-t-elle la présidence du G8 en 2003 ?

La France entend tout d'abord poursuivre et consolider l'oeuvre entreprise à Kananaskis sous présidence canadienne, notamment s'agissant de l'Afrique, de la lutte contre le terrorisme ou du "Partenariat mondial contre la diffusion d'armes et de matières de destruction massive". Elle souhaite aussi donner à l'accès à l'eau potable et au développement durable une place importante dans ses travaux pour 2003, à la suite de la conférence de Johannesburg.

Au-delà, s'agissant des nouveaux thèmes que la France souhaite proposer à l'examen de ses partenaires du G8, la réflexion du Président de la République et du gouvernement s'appuie sur une large consultation de la société civile et des entreprises.

Au plan administratif, la préparation du sommet incombe en premier lieu au conseiller diplomatique du Président de la République et "sherpa". Il est secondé par un "sous-sherpa finances", , la chef du service des Affaires européennes et internationales du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, et par un "sous-sherpa affaires étrangères", le Directeur des affaires économiques et financières du ministère des Affaires étrangères. En liaison avec le Directeur Politique du ministère des Affaires étrangères, ils ont vocation à fédérer le travail des différentes administrations dans la perspective du sommet d'Evian.

La mise en oeuvre du plan d'action du G8 en réponse au NEPAD (le "Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique"), qui a été adopté au sommet de Kananaskis, est plus particulièrement confiée au représentant personnel du Président de la République pour le Plan d'Action du G8 pour l'Afrique, M. Michel Camdessus, ancien Directeur Général du FMI.

Des groupes d'experts plus spécifiques peuvent également etre créés. L'organisation matérielle et logistique du sommet a été confiée à un diplomate, M. Jean-Claude Poimboeuf, nommé Secrétaire général du Sommet d'Evian.
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Quand la France a-t-elle présidé le G8 ?

Le sommet de 2003 à Evian sera le cinquième sommet ayant lieu en France. Les autres sommets en France étaient ceux de Rambouillet (1975), Versailles (1982), Paris (sommet de l'Arche, 1989) et Lyon (1996).


Objectifs et priorités de la France en 2003 ?

Ces objectifs ont été exposés par le Président de la République dans son discours au Corps diplomatique, le 7 janvier 2003.


Pourquoi le choix d'Evian-les-Bains ?

Les deux premiers sommets tenus en France avaient eu lieu en région parisienne, à Rambouillet en 1975 et à Versailles en 1982. Les deux sommets successifs en 1989 et 1996 s'étaient tenus dans des grandes villes, respectivement à Paris (sommet de l'Arche et à Lyon ).

Il est apparu important d'opérer une décentralisation de ce type de manifestation et de prolonger l'esprit de Kananaskis (lieu du sommet en 2002 dans les montagnes Rocheuses canadiennes), dans un très beau site naturel propice au dialogue et à la réflexion et disposant de capacités d'hébergement importantes, ce qui est le cas d'Evian.


Qu'est-ce qu'un sommet ?

Le sommet est la réunion annuelle, où les dirigeants des Huit (plus le Président de la Commission européenne et le dirigeant du pays assurant la présidence de l'Union européenne) se rencontrent pour discuter des questions importantes du moment. Traditionnellement, le sommet a lieu en juin ou juillet. Cette année, le sommet sera organisé du 1er et 3 juin à Evian-les-Bains dans les Alpes.


Qu'est-ce qu'un sherpa ? Qui est le sherpa français ?

Un sommet demande une préparation minutieuse constituée par une série de réunions pendant l'année auxquelles participent les représentants personnels des dirigeants du G8, appelés "sherpas" (en référence aux porteurs himalayens qui aident les alpinistes à atteindre les sommets des montagnes). Ils veillent à la mise en oeuvre des engagements pris au sommet. Le sherpa français est le conseiller diplomatique du Président de la République, M. Maurice Gourdault-Montagne.
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Y a-t-il un seul ou plusieurs G8 ?

La réunion essentielle est le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8. Il a lieu chaque année, en juin le plus souvent. Le dernier sommet, qui s'est tenu à Kananaskis, sous présidence canadienne, a eu lieu les 26 et 27 juin 2002. Le prochain sommet se tiendra à Evian-les-Bains, sous présidence française, du 1er au 3 juin, et sera accompagné d'un sommet élargi à d'autres pays.

Il existe également des réunions de niveau ministériel en format G8. Certaines réunions ministérielles se réunissent de manière systématique. C'est le cas de la réunion des ministres des affaires étrangères et de celle préparatoire au Sommet, des ministres des finances. Toutes deux se réunissent peu avant le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. Par ailleurs, les ministres des finances et les gouverneurs des Banques Centrales du G7 se réunissent en marge des réunions d'automne et de printemps du FMI et de la Banque mondiale en plus de leur réunion traditionnelle de début d'année.

Il existe aussi des réunions ministérielles thématiques en G8, régulières ou occasionnelles. En 2002 se sont réunis les ministres des ministères de la Justice et des Affaires Intérieures, de la Coopération, de l'Environnement, de la Recherche et de l'Emploi.


Quelle différence y a-t-il entre G7 et G8 ? Quelle est la place de la Russie ?


La Fédération de Russie a rejoint le G7 en 1997 pour former le G8 mais certaines réunions subsistaient en format G 7. C'est pourquoi, jusqu'en 2001, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 donnait lieu à deux textes : un communiqué, émanant du G8, et portant sur tous les sujets à l'exception des questions économiques et financières ; et une déclaration, en G7, portant sur les seules questions financières.

Au sommet de Kananaskis, il a été convenu que la Russie assumerait la présidence du G8 et serait l'hôte du Sommet en 2006. Cette décision témoigne des transformations économiques et démocratiques qu'a connues la Russie ces dernières années.

Pourquoi les Huit sont-ils neuf, voire dix ? Qui représente l'Union européenne, depuis quand ?

En 1978, les dirigeants du G8 ont décidé d'accueillir la Communauté économique européenne au Sommet. Depuis cette date, l'Union européenne participe aux discussions mais n'assure pas de présidence et ne peut etre l'hôte d'un sommet. L'Union est représentée d'une part par le Président de la Commission européenne, et d'autre part par le dirigeant du pays qui assure la présidence de l'Union européenne. Lors du sommet d'Evian, ce sera le cas de la Grèce.


Qu'est-ce que le « G7 finances » ?

Ce sont les réunions des ministres des Finances dans les années 70 qui ont donné naissance, en quelque sorte, aux sommets des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus industrialisés. Le 25 mars 1973, George Shultz, à l'époque secrétaire américain au Trésor, invitait les ministres des finances français, britannique et allemand à une discussion informelle à Washington. Les quatre hommes discutèrent du désordre monétaire international créé par la décision américaine d'abandonner l'étalon-or. Ils décidèrent alors de poursuivre leurs discussions et d'y convier leur homologue japonais. Au cours des mois qui suivirent, les rencontres se succédèrent, à cinq cette fois. L'expression « groupe des Cinq » ou « G5 » fit son apparition dans la presse. Valéry Giscard d'Estaing, qui participait à cette première réunion comme ministre des finances, a souhaité, une fois Président, renouveler ce type de rencontre au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, ce qui a donné naissance au "G5 +1" de Rambouillet (l'Italie ayant également été invitée). Le « G5 finances » s'est agrandi en « G7 finances » avec la participation du Canada et de l'Italie. Aujourd'hui les ministres des Finances des pays du G7 et les gouverneurs de leur Banque Centrale, se réunissent en général trois fois par an, y compris deux fois en marge des réunions de printemps et d'automne du FMI et de la Banque mondiale, pour faire le point sur l'évolution de l'économie mondiale et se coordonner sur les grands problèmes financiers du moment. La Fédération de Russie est progressivement associée à ces réunions.
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Quels sont les autres groupements de "G" ? Quelle est leur articulation avec le G8 ?

De nombreux groupements de pays existent aujourd'hui. Citons en particulier :

Le G20 entretient des liens étroits avec le G7 finances. Il rassemble en effet en plus, les ministres des finances et gouverneurs de banques centrales des pays du G7, et ceux de 12 pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée, Inde, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie) ainsi que du pays assurant la présidence de l'Union européenne (s'il n'est pas membre du G7). La Banque centrale européenne, le directeur général du FMI, le Président du Comité monétaire et financier international du FMI, le Président de la Banque mondiale et le Président du Comité de développement siègent également au G20. Sa mise en place a été officialisée par le G7 finances de septembre 1999, et il s'est réuni pour la première fois en décembre 1999 à Berlin. Il a pour vocation de constituer un forum de coopération et de concertation sur les questions qui ont trait à la mondialisation financière.

Le G10 entretient également des liens étroits avec le G7, puisque tous les membres du G7 en font partie. Outre les ministres des finances et gouverneurs des banques centrales des pays du G7, il réunit ceux de la Belgique, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse (soit onze pays, mais l'appellation d'origine est restée). Il se réunit souvent en marge des réunions annuelles des réunions biannuelles du FMI et de la Banque mondiale et traite de sujets financiers telles que les procédures envisagées actuellement pour la résolution rapide et ordonnée des crises de solvabilité frappant des Etats souverains.

Le Groupe des 77 n'est aucunement lié au G7 ou au G8 : sa création a fait suite à la déclaration conjointe des 77 pays en 1964 à l'issue de la conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement. Il a été mis en place pour faire valoir et promouvoir les intérets économiques communs de ses membres et pour renforcer leur capacité collective de négociation sur toutes les grandes questions économiques internationales débattues au sein du système des Nations-Unies. Le G77 rassemble aujourd'hui 133 pays émergents et en développement, mais l'appellation d'origine a été conservée en raison de sa signification historique.

Le G24 est une émanation du G77 : créé en 1971 pour coordonner la position des pays en développement sur les questions qui ont trait au système monétaire et financier international et pour veiller à faire valoir leurs intérets dans les négociations monétaires internationales. Il se réunit deux fois par an, en amont des réunions biannuelles du FMI et de la Banque mondiale, pour permettre aux pays en développement de se concerter sur les points inscrit à l'ordre du jour de ces réunions. Il rassemble les pays suivants : Afrique du Sud, Algérie, Argentine, Brésil, Colombie, Côte d'Ivoire, Congo (Rép. dém.), Egypte, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemala, Inde, Iran, Liban, Mexique, Nigeria, Pakistan, Pérou, Philippines, Syrie, Sri Lanka, Trinité-et-Tobago, Venezuela.

Le G15 est le groupe représentant le G77 auprès des Organisations de Bretton Woods. Il se réunit en Sommet depuis Septembre 1989 à la suite d'une recommandation du Sommet des non alignés de Belgrade.
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Le G8 menace-t-il le rôle des Nations unies, du FMI, de la Banque mondiale ?


Club informel de discussion et de concertation de grands pays industrialisés, le G8 n'est ni une organisation ni une institution internationale. Il n'est doté ni de la personnalité juridique ni d'un secrétariat permanent, ne prend aucune mesure à caractère obligatoire et ne prétend pas concurrencer les organisations internationales ou se substituer à elles. Loin de constituer une menace pour les Nations-Unies, l'OMC ou les institutions financières internationales, le G8, qui met l'accent sur les responsabilités de coordination et d'impulsion des grands pays industrialisés, contribue bien au contraire au bon fonctionnement de la communauté internationale.


Le G8 est-il indifférent aux pays pauvres ?

Loin de ne s'intéresser qu'à l'évolution de la croissance des pays qui le compose, ou à la résolution de ses propres problèmes, le G8 traite depuis de nombreuses années de questions qui touchent directement les pays en développement.

Parmi les questions qui affectent directement les pays en développement, on peut citer l'Initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) destinée à annuler la part jugée insoutenable de la dette d'une quarantaine de pays, lancée au Sommet de Lyon en 1996. Au sommet de Cologne en 1999, cette initiative a été renforcée afin de la rendre plus rapide dans son exécution, plus large quant au nombre de pays concernés et plus généreuse dans le montant des créances annulées. Les pays du G7 ont donné l'exemple aux autres créanciers bilatéraux en annonçant l'annulation de l'ensemble de la dette éligible de ces pays à leur égard, en sus de l'Initiative proprement dite.

Le Fonds mondial Santé destiné à lutter contre trois grandes pandémies qui affectent tout particulièrement les pays pauvres - le sida, le paludisme, la tuberculose - a été institué à l'occasion du sommet de Genes en 2001. Enfin l'Afrique, priorité du sommet de Kananaskis, restera la priorité de la présidence française. Il s'agira de mettre en oeuvre le Plan d'action pour l'Afrique adopté à Kananaskis en réponse à l'initiative africaine du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) qui comporte toute une série d'engagements pour aider l'Afrique à trouver la voie de la prospérité et de la bonne gouvernance.


Les PED sont-ils consultés par le G8 ? Un G8 élargi à des PED est-il envisageable ?

L'ouverture du G8 à d'autres pays de façon permanente, en vue de la constitution d'un nouveau G-x, n'est pas à l'ordre du jour. En revanche, les membres du G8 sont de plus en plus conscients de la nécessité de renforcer leur dialogue avec des pays, groupes de pays ou institutions extérieurs à leur groupe, et d'abord avec les pays du Sud. Depuis quelques années, le Président de la République française écrivait ainsi à des Chefs d'État de pays du Sud pour les consulter sur les priorités qu'ils souhaiteraient voir abordées et leur écrivait, après le Sommet, pour les informer des résultats obtenus.

Suite à la présidence japonaise qui avait initié des consultations informelles avec des responsables de pays du Sud en marge du Sommet d'Okinawa, la présidence italienne en 2001 a souhaité engager un dialogue plus formel avec des représentants de la communauté internationale non membres du G8 sur le thème de la réduction de la pauvreté, thème majeur de ce sommet. Elle a convié au sommet lui-meme les Présidents d'Afrique du Sud, du Mali, du Nigeria, le Premier ministre du Bangladesh, ainsi que le secrétaire général des Nations-Unies, le Président de la Banque mondiale et les directeurs généraux de l'OMS et de la FAO. De meme à Kananaskis ont été conviés quatre des chefs d'Etat des pays initiateurs du NEPAD : Afrique du Sud, Algérie, Nigeria, Sénégal, ainsi que le secrétaire général des Nations-Unies.

Enfin à Evian, le Sommet sera accompagnée d'une "réunion d'un caractère nouveau" à laquelle devraient participer les chefs d'Etat et de gouvernement d'une quinzaine de pays en développement, émergents et pauvres.
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La société civile, les entreprises, les syndicats, les organisations non gouvernementales sont-ils consultés par le G8 ?

Les acteurs de la société civile jouent souvent un rôle déterminant dans l'évolution de certains grands dossiers internationaux, car ils peuvent constituer de véritables forces de proposition et d'influence. C'est en partie suite aux efforts de l'organisation Jubilee 2000, rassemblant de nombreuses organisations non gouvernementales pour l'annulation de la dette des pays les plus pauvres, que l'Initiative "Pays pauvres très endettés", lancée au sommet de Lyon en 1996, a été approfondie au sommet de Cologne en 1999. C'est notamment à la demande et avec le soutien de nombreuses ONG que la création d'un Fonds mondial Santé a été annoncée au sommet de Genes en 2001.

Dans cette convergence des efforts pour faire avancer des thèmes liés à la mondialisation et qui appellent des réponses appropriées à l'échelle mondiale, la diplomatie moderne trouve ainsi des forces de proposition et des relais essentiels. Aussi, les thèmes examinés par les Chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G8 font l'objet de discussions de nature politique et technique approfondies avec les acteurs de la société civile, selon des canaux propres à chaque Etat. La présidence française entend engager le dialogue de la manière la plus ouverte, de façon à tenir compte, dans ses propres priorités, de ces relais d'opinions.


Peut-on parler d'une idéologie du G8 ?

Le G8 ne se réfère à aucun corps de doctrine spécifique. Il n'est animé d'aucune "idéologie". Solidaires à certains égards, les pays membres du G8 sont loin cependant d'avoir une vision monolithique de tous les sujets. S'ils sont unis autour de certaines valeurs universelles - la démocratie, le respect des droits de l'homme et de l'économie de marché - leurs modèles économiques et sociaux et leurs sensibilités politiques peuvent diffèrer mais ce qui les unit est la conviction de la nécessité de la coopération internationale et la conscience de leurs responsabilités.

L'attention du G8 se porte de plus en plus sur le reste du monde. Des pays en développement sont consultés fréquemment, meme conviés aux sommets du G8. Le souci de résorber l'écart entre les pays les plus pauvres et les pays les plus riches est par ailleurs devenu une préoccupation majeure du G8 : il a été au coeur, par exemple, des derniers sommets de Genes et de Kananaskis ; et il le sera du prochain sommet, celui d'Evian, qui s'enrichira d'un sommet élargi à des pays pauvres et émergents.
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Le G8 est-il un directoire du monde ?

Le G8 est parfois considéré comme un "directoire" du monde. Cette thèse, souvent débattue, est bien éloignée de la réalité. Le G8 est une instance informelle qui ne dispose d'aucune compétence obligatoire : il ne peut engager que ses propres membres. Sa première raison d'etre est d'éviter une mésentente politique et économique qui serait préjudiciable non seulement au G8 mais aussi au reste du monde. Ses pouvoirs, d'impulsion et de concertation, sont sans commune mesure avec ceux des Etats souverains ou des organisations internationales comme l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation mondiale du commerce, l'Union européenne ou les institutions financières internationales.

Par ailleurs, le G8 n'est qu'un club de discussion et de concertation parmi beaucoup d'autres - il faut notamment mentionner le G10, le G15, le G20, le G24, et le G77 : les pouvoirs et la spécificité du G8 ne doivent pas etre surestimés. Enfin, en matière économique, les banques centrales et les marchés internationaux sont devenus très autonomes, et le G8, pas plus d'ailleurs que d'autres enceintes informelles, ne peut prétendre les régenter.

N'étant pas, et ne se voulant pas, un directoire du monde, le G8 ne cherche pas à imposer sa volonté au reste du monde, et notamment aux pays pauvres, mais il est conscient de ses responsabilités. Les pays en développement sont consultés en amont des réunions du G8 par la présidence en exercice, voire conviés au sommet annuel. Ainsi, les initiateurs du NEPAD furent invités au sommet de Kananaskis, et la présidence française organisera également un sommet élargi à certains pays en développement et émergents. Par ailleurs, la société civile est naturellement consultée tout au long du processus de préparation du sommet. Enfin, dans son mode de fonctionnement interne, le G8 s'apparente à un club informel où les discussions sont très libres.

Face à la mondialisation, le G8 se fixe pour objectif d'assurer l'indispensable coordination, ouverte, entre des pays dont le poids économique et politique en fait des acteurs incontournables de la gouvernance mondiale. S'appuyant sur une expérience positive, comme le démontrent les nombreuses initiatives prises en matière de lutte contre la pauvreté et pour le développement, le G8 a vocation à donner des impulsions décisives, dont la crédibilité et la dynamique naissent de la capacité politique des pays membres à prendre des engagements forts. Ne disposant, volontairement, d'aucune structure administrative, le G8 met en valeur ses initiatives dans le cadre des mécanismes normaux et légitimes des institutions internationales en charge de ces questions (ONU, OMC, institutions financières internationales), au sein desquelles il ne peut aucunement prendre seul la décision.
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Pourquoi le G8 est-il critiqué ? Tient-il compte des critiques qui lui sont faites ?

Le G8 fait l'objet de critiques parfois virulentes, comme l'ont montré tragiquement les manifestations violentes lors du sommet de Genes en 2001. En toile de fond de ces critiques se dresse la question sous-jacente de la régulation de la mondialisation. Le G8 est au coeur de cette question, car il est l'une des instances qui ont l'ambition de participer à cette régulation. Or, plusieurs voix s'élèvent pour indiquer que cette formation n'est pas adaptée. Certains critiquent le fait que les pays les plus riches se soient érigés, craignent-ils, en véritable directoire, sans qu'aucune institution universelle (l'ONU) n'ait délivré un quelconque mandat à cette rencontre, ni meme l'ait encouragé à se créer.

Le G8 ne saurait avoir vocation à se substituer aux institutions internationales. Il peut, en revanche, l'expérience l'a prouvé, etre une instance de concertation et d'impulsion utile. En matière de régulation de la mondialisation, le poids des pays du G8 dans l'économie mondiale (près de 60 % du PIB mondial) leur donne en soi une responsabilité particulière. Par ailleurs, les chefs d'Etat et de gouvernement issus de scrutins démocratiques disposent de toute la légitimité pour se rencontrer quand ils le souhaitent et exprimer leurs vues.

Une réflexion est engagée au sein du G8 pour revoir la manière dont il fonctionne. Une volonté se manifeste d'un retour à "l'esprit de Rambouillet", c'est-à-dire à des réunions plus modestes, et comprenant des délégations et un ordre du jour restreints. Le gouvernement canadien est allé dans ce sens. Le site de Kananaskis a obligé tous les participants à réduire leurs délégations compte tenu des ressources hôtelières disponibles. Ce souci du format intime sera également au centre des préparatifs du sommet d'Evian.

De meme, les membres du G8 sont de plus en plus conscients de la nécessité de renforcer leur dialogue avec des pays, groupes de pays ou institutions extérieurs à leur groupe, et d'abord avec les pays du Sud, émergents et moins avancés. C'est pourquoi des représentants de ces pays sont désormais régulièrement invités à l'occasion des sommets.


Peut-on entrer en relation avec le G8 et comment ?

Pendant la présidence française vous pouvez entrer en relation avec le G8, par courriel à l'adresse suivante :
redaction@g8.fr
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2 juin 2003
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